PARC FLORAL DE PARIS
BOIS DE VINCENNES
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metro ligne 1 : Chateau de Vincennes
paradisio

Comportementalistes à votre écoute


Posez toutes vos questions aux comportementalistes de l’OECC présents sur le salon, stand A53, village des chiens de race. Repartez du salon avec des solutions pour le bonheur de votre animal et le vôtre !


Les articles ont été rédiges par Claire Bentolila qui sera presente sur le stand
Présent également sur le stand : Eric Bonnefoi
Voir également le site de l’OECC



L’Education du chien



L’éducation du chien est nécessaire. Ne parlons pas de dressage car éduquer n’est pas dresser.
L’éducation est le minimum nécessaire qu’il faille apprendre à son chien pour permettre au maître de vivre bien avec lui. Le chien est un animal social, il a besoin, comme nous, de vivre en société et dans une organisation claire.
L’éducation par des cours simples est un des éléments du contrôle.

Assis, couché

Tout chien sait s’asseoir et se coucher, nous le constatons tous, la difficulté est de l’obtenir sur ordre. Pour cela, profitons de la compétence de notre animal pour l’obtenir. L’éducation par association marche très bien. C’est un des principes de l’apprentissage.
Le chien associe facilement des mots et des actions. Il suffit de prononcer un mot (celui que l’on souhaite,  "assis" par exemple) au geste du chien. Lorsque le chien s’assiéra, on prononce "assis". Au bout de quelques temps, lorsqu’on prononcera « assis », le chien s’assoira. C’est très simple et sans effort.


Fixer des limites

Le chien vit sa vie de chien. Il a des besoins de chien, et sa notion de territoire n’est pas forcément la même que la notre. Cela signifie qu’il peut considérer qu’il peut aller où il veut quand il veut et comme il veut. A nous de lui dire ce qui est interdit. Le mot « non » associé à un geste (prise par la peau du cou ou coup sec sur la laisse suffit généralement). Par contre, ne laissez pas faire des choses de temps en temps et interdire de temps en temps. Le chien ne comprendra plus.


La propreté
Le chiot, lorsqu’il arrive à la maison, est propre. Avec sa conception !  Cela signifie qu’il ne fait pas ses besoins sur les lieux de couchage et où il s’alimente.
Par contre la notion de propreté humaine et plus étendue, et il faut lui apprendre notre notion de la propreté. Cela passe par la récompense lorsque le chiot fait ses besoins à l’extérieur, et à une punition (« non », prise par la peau du cou) lorsque le chiot est pris sur le fait. Comme pour le paragraphe précédent, il est possible d’associer un mot à l’action du chien pour qu’il fasse par la suite ses besoins sur ordre. C’est très pratique lorsque l’on est pressé.


La marche en laisse
La marche en laisse, c’est à dire, le chien au pied et sans tirer son maître comme un traîneau, se fait naturellement. Petit, le chiot suit sa mère, il sait donc marcher derrière quelqu’un. Pour apprendre à son chien à marcher sans tirer, il faut laisser la laisse détendue lorsqu’il est à côté de vous, et le rappeler « Médor au pied ! » avec un coup sec sur la laisse s’il décide de tirer. Cette pratique est facile à comprendre par le chien. Au bout de quelques séances, il est sensé avoir compris. S’il ne le fait pas c’est qu’il ne le veut pas.


La récompense
On trouve souvent dans la littérature que la récompense peut être donnée sous forme de nourriture. Or, l’accès à la nourriture a une connotation importante pour le chien. Il n’est pas souhaitable de récompenser le chien de la sorte, d’ailleurs, trouve t’on dans le monde du chien des récompenses sur des actions réussies, nourriture ou autre ?
La caresse est la meilleure façon de récompenser le chien. C’est simple, et ne pose pas de problème vis à vis du positionnement. L’intensité de la caresse dépend du résultat obtenu. Si vous avez essayé de nombreuses fois, une grosse caresse peut renforcer la réussite.
Il faut récompenser le chien lorsqu’il a accompli l’action, alors que la punition se fait au plus tôt lorsque l’action commence ou n’a pas encore commencé.


Conclusion
Ces principes marchent très bien. Mais il arrive que l’on puisse rencontrer des difficultés. Il n’est pas facile d’identifier les causes de non réussite simplement dans cet article. En effet, elles peuvent être multiple, comme le stress, des problèmes de hiérarchie, ou autres, cela dépend du mode de vie du chien, de son caractère.


En cas de constatation que votre chien n’obéit pas assez vite (au bout d’une dizaine d’exercices environ) il faut appeler un comportementaliste, qui vous aidera à comprendre le comportement de votre chien et vous apprendra à réagir. Il ne faut pas hésiter, le comportementaliste intervient une, deux voire trois fois maximum, pour le bien être du chien et du maître. Le comportementaliste n’est pas un dresseur, ni un vétérinaire. C’est un conseiller qui est à l’intersection des différents métiers du chien. Il est qualifié pour répondre aux besoins des maîtres, pour faire évoluer le comportement de l’animal. Il est sur la relation entre le maître et l’animal.

 

 



Comportement du chat, ce discret territorial


Nous, qui vivons avec un chat, ne le connaissons pas vraiment. Nous interprétons ses comportements parfois avec notre vécu, et projetons souvent y une interprétation humaine.


1. S’entendre comme chien et chat
2. La nourriture, le chat peut-il manger que du poisson ? mon chat est un gourmet
3. Je pars en vacances, le chat préfère rester à la maison
4. Il urine dans la maison, il se venge,
5. La stérilisation change le comportement du chat
6. La stérilisation est elle la solution à tout ?
7. Mon chat est jaloux
8. Mettre le nez du chat dans ses excréments résout le problème de saleté
9. Mon chat réclame à manger il a faim, ou il veut manger autre chose
10. On ne peut pas dresser un chat
11. Le chat doit se reproduire au moins une fois, il faut qu’il connaisse ça
12. Un chat peut étouffer les bébés

Territorial
Le territoire chez le chat est complexe, car il dispose de plusieurs lieux tels que le lieu de repos, le lieu de chasse et le lieu d’alimentation. L’aire de repos est celle que le chat protégera le plus, aucun étranger n’est accepté. Le lieu de chasse est ce que nous appelons le territoire. C’est l’endroit qui est parcouru dans la journée par le chat , délimité par les marques, urines, frottements griffades. Les différents lieux sont séparés par les routes qui peuvent être empruntés par différents chats. La taille du territoire est une conséquence de la ressource nourriture car elle dépend des besoins en nourriture. Le chat « dominant » fera respecter un territoire plus grand qu’un autre. C’est ce que l’on observe entre un chat mâle entier et un chat mâle castré pour qui le territoire  sera plus petit. La notion de territoire est aussi associée pour le chat à son espace de confort personnel, son espace de vie,  ses habitudes. Pourtant, même espace est souvent partagé entre différents chat. Il est souvent observé que certains chats seront présents à une certaine heure de la journée (ou de la nuit), puis à d’autres périodes on verra un autre chat occuper le même espace. Le territoire a    donc une signification virtuelle et personnelle pour chacun des chats. Le territoire a une signification importante lorsque le chat y est présent puisqu’un autre chat ne peut s’y rendre au même moment, et il sera chassé.
Le chat marque son territoire avec les moyens suivant :
-1-    L’urine délimite le territoire, et les routes, L’odeur est suffisamment forte pour rester plusieurs jours
-2-    Le frottement des glandes sudoripares et des poils, le chat se frotte avec la tête, le corps
-3-    Les griffades font des marques sur les arbres, et laissent des odeurs
-4-    La transpiration sous les pattes laisse une trace de son état émotionnel en plus de son odeur.

N’ayant pas de conflit de territoire si on a qu’un seul chat, il ne lui est pas nécessaire de marquer à l’urine la maison ou l’appartement. Ce n’est que le territoire de chasse qui est marqué à l’urine. En cas de cohabitation entre plusieurs chat, l’équilibre des territoires se fait  par marquage par frottements dans la maison, cette marque étant suffisante en intérieur. En extérieur, le marquage par l’urine est nécessaire, sauf en cas de conflit. Dans ce cas, il peut avoir un marquage fort.
Le chat est assez malléable. Les modifications de territoire dans une maison ou un appartement sont souvent accepté si la taille minimale est suffisante. Une taille suffisante est difficilement chiffrable car cela dépend du caractère de chaque chat (la littérature cite 50 à 8 m2 par chat). Néanmoins, le chat a cet avantage de profiter d’un territoire à 3 dimensions, et il peut se satisfaire d’une surface au sol plus faible, s’il peut monter sur les meubles. Un espace trop petit au chat peut entraîner du stress, car il sera victime de surpopulation avec les autres chats, si il y en a, et les humains.

Mon chat ne veut pas sortir, il n’aime pas être dehors….
Le chat marque son territoire dans la maison, il se frotte contre les objets ,Lorsque le chat est seul dans un espace, il délimite celui-ci à sa guise avec des contraintes qui lui sont propres et limitées par l’équilibre avec le voisinage. La cohabitation avec l’homme ne lui pose pas de problème à priori, car l’homme est vu par le chat comme une autre espèce qui ne lui est pas concurrente. Il peut donc définir son territoire sur la totalité de l’espace que lui laisse l’homme dans la maison. Toute la maison peut faire partie de son territoire et s’il ne sort pas, elle sera son territoire. Si il a accès à l’extérieur, il peut étendre ce territoire au jardin ou au delà.
Dans cette mesure si le chat ne veut pas sortir de la maison malgré un accès à l’extérieur, c’est peut-être parce que le territoire qu’il s’est défini dans la maison lui suffit.
Au delà de l’aspect territorial, le chat qui ne veut pas sortir peut aussi être lié au manque d’habitude, il n’est jamais sorti, et en particulier, il n’a jamais eu de stimulations extérieures. Nous avons une responsabilité vis à vis de ça, un chat est un être vivant et social, il a besoin d’apprendre à s’adapter à de nouvelles personnes, animaux si besoin et environnements. Lorsque nous prenons un chaton, nous ne pouvons pas dire qu’il a tout appris. Il faut lui apprendre à s’adapter à notre mode de vie avec les critères qui sont les siens (territoires, temps d’adaptation,….)

L’influence de la stérilisation
La stérilisation ne change pas le comportement du chat. Le chat reste social, territorial, individuel, chasseur, joueur, ….
Ce que perd le chat stérilisé est son comportement sexuel. Le comportement sexuel du mâle a comme effet, un marquage important sur le territoire. Ce marquage apparaît principalement pendant la période de chaleur des femelles. EN période de chaleurs, le mâle aura tendance a vouloir sortir, la femelle aussi. La femelle miaulera pendant des nuits entières. Ce qui n’est pas toujours de notre goût, c’est l’odeur de l’urine qui est très prononcée pour les animaux non castrés pendant cette période de chaleurs.
La stérilisation n’impacte que le comportement sexuel des chats. Mais nous quelle interprétation en faisons nous ? Souvent nous rapprochons la stérilisation du chat à notre propre reproduction. Une projection bien humaine, mais

J’habite chez mon chat
Nous partageons notre habitation avec le chat ? Ce dernier dispose souvent de toutes les pièces de la maison, car souvent, nous laissons les pièces ouvertes. Sa présence silencieuse, ses lieux de repos sur les coussins, lits, moelleux, ses promenades dans la cuisine, sur les tables sur nos claviers d’ordinateur, sur nos livres, journaux, nous envahit partout où nous sommes. Nous considérons qu’il nous envahit, qu’il est chez lui, qu’il cherche notre attention,…, mais aussi il s’autorise tout, et nous ne lui interdisons peu de choses, tellement il est discret. Lorsqu’il s’installe partout dans la maison, c’est en effet qu’il a un territoire étendu. Lorsqu’il vient dans la cuisine lorsque nous y sommes, le chat est sur la relation, car c’est l’endroit où il mange et nous aussi, et parfois nous partageons notre nourriture avec lui.
Les conséquences de ce partage ne sont pas les mêmes que sur le chien, car le chat est moins hiérarchique. Néanmoins, cet acte permet au chat de croire qu’il est autorisé de monter sur la table du repas, d’associer les entrées dans la cuisine comme donnant de la nourriture.
Notre relation à la nourriture est particulière puisque pour nous c’est un acte social, de relation, d ‘échange. La culture de notre société est beaucoup basée sur la nourriture, nous la retrouvons partout, distributeurs, publicité, et autres. Nous retrouvons dans les rayons des grandes surfaces des choix incroyables de menus,…
Nous considérons alors que le chat a aussi droit à cet envahissement alimentaire.
Ainsi, lorsque nous donnons à manger à notre chat nous y mettons une émotion qui est ressentie, et qui y met de l’importance. Il en abuse alors en estimant que certaines choses lui sont alors permises.

Mon chat urine dans la maison : Il est sale.
La nécessité de marquer son territoire chez le chat dépends de nous. Le marquage du territoire doit être renouvelé régulièrement si le chat veut le maintenir et le revendiquer.
Le chat a plusieurs manières de marquer son territoire, dont l’urine. Si le chat marque régulièrement son territoire, c’est qu’il y a une nécessité de le marquer.
Soit il y a conflit avec un autre chat, et un conflit de territoire. Soit le territoire change de configuration, et le chat considère qu’il est nécessaire de remarquer son territoire.
Généralement, le frottement suffit.
Le marquage du territoire n’est pas le seul cas d’urine ou de défécation dans un autre endroit de la maison que la litière. Le stress du chat et la volonté de mettre en évidence un problème peut aussi se manifester de cette manière. (litière sale, territoire perturbé, déménagement …)

Lorsque je rentre, mon chat est content de me soir, il se frotte contre mes jambes
Le chat est territorial et routinier. Il fait tous les jours le tour de son territoire, fait les mêmes trajets. Lorsque le chat rencontre des limites ou objet marqué, il est rassuré et il passe. Lorsque le chat rencontre un objet nouveau, non marqué, il doit l’inspecter, et si il n’y a pas de danger il le marque. Les modifications de territoire nécessite un marquages de la part du chat. Lorsque je rentre, le chat vient me voir, il est social, et si il était tout seul, il vient voir qui entre par curiosité, mais je transporte avec moi de nouvelles odeurs, qu’il faut s’approprier. Le chat en venant se frotter re dépose son marquage pour se réapproprier l’objet « maître ». Cela nous satisfait, le bonjour du chat, cela satisfait le chat, ré appropriation de l’objet.

Je déménage, mon chat revient dans son territoire d’origine
Le chat est territorial, et marque celui-ci, ainsi que les routes pour y accéder. Il maîtrise parfaitement cet espace.
Lorsque nous déménageons, si nous ne ménageons pas le chat sur les changements importants, ce qui veut dire qu’il faut lui permettre de se réhabituer que nouveau territoire et à la nouvelle maison pour qu’il s’y sente chez lui, il explorera le nouveau territoire. Si la maison n’est pas trop loin de la précédente, dans le cas d’un exploration de grande ampleur, si le chat retrouve une de ses routes (par un odeur familière) il reviendra automatiquement vers son territoire précédent, avec des surprises peut-être de le trouvé investi par un nouveau propriétaire. Je dirai par habitude.
Dans le cas de distances trop grandes, je n’ai pas d’explication, sauf le hasard. Il y a beaucoup de théories, sur le repérage magnétique des chats, ou autres. Lui en tout cas ne nous le dit pas.
La reconnaissance du lieu peut être plus grande qu’on le croit. Par exemple lorsque je reviens de vacances avec mon chat, à l’entrée de la ville (2 km de la maison) le chat se réveille et recarde par la fenêtre intéressé. Est-ce nous qui émettons des odeurs de soulagement d’être arrivé ou les odeurs de la ville elle même qui réveille quelque chose ?

 

Le comportement hiérarchique du chat
La hiérarchie pour l’homme
Avant de s’intéresser au rapport entre le chat et l’homme, il faut d’abord définir ce que signifie pour l’homme la hiérarchie. Alors qu’elle est plutôt à associer à un pouvoir de décision et au respect de l’autre, pour beaucoup, la hiérarchie se définit comme domination, soumission, autoritarisme, agressivité, violence, …  Notre société humaine est basée sur la hiérarchie, car elle regroupe un ensemble d’individus et elle est organisée.  A une petite échelle, à titre d’exemple, une famille est organisée et les parents sont les « dominants », et il est possible de transposer ce type d’organisation dans l’entreprise. Toute organisation sociale s’établit sur une hiérarchisation des rapports, des fonctions, des accès aux ressources. Aucune n’existe sans cela, y compris dans un cadre interspécifique. Il s’agit bien d’une vie en commun, sous un même toit, sur un même territoire, et chacun doit y trouver sa place dans le respect de l’autre et dans ses différences.
Pour l’animal, la dominance n’est pas synonyme de violence, agressivité, agression. La dominance est naturelle, il n’a pas besoin de soumettre les autres par la violence pour être reconnu comme tel, bien au contraire, la simple présence suffit. L’organisation sociale stable est gage d’équilibre, de survie de l’individu et du groupe auquel il appartient. Le dominant est le garant de cette stabilité.
Nous interprétons souvent certains comportements comme de la dominance, agression, miaulements incessant pour avoir de la nourriture ou sortir, prendre notre place lorsque nous nous levons, marcher sur notre journal,… Ces interprétations sont liées à ce que nous sommes et à notre propre mode de vie. Si nous connaissons le fonctionnement du chien, nous faisons l’analogie entre les 2 facilement. Nous sommes aussi dans une société hiérarchique. Nous projetons nos propres fonctionnements sur les comportements du chat.

La hiérarchie chez le chat
Cela concerne plusieurs chats qui vivent sous le même toit.
La hiérarchie chez le chat est complexe, elle est à tout moment linéaire, ….Le type de hiérarchie dépend du contexte.
La hiérarchie permet au chat de maîtriser l’accès à la reproduction , l’accès à la nourriture, et définit la dimension du territoire.
Dans le cas ou l’espace est suffisamment vaste pour que chacun y trouve ses ressources, le comportement hiérarchique ne se manifeste pas.
Mais le chat, contrairement au chien, n’établit des relations hiérarchiques visibles que dans les cas ou les ressources sont rares. Par exemple, si la nourriture est rare, et qu’il faut la partager, le chat essayera de s’imposer sur les autres pour disposer de cette ressource.
Le chat peut vivre sans hiérarchie prédéfinie si les ressources sont suffisamment disponibles.

L’homme et le chat
Souvent nous associons la notion de hiérarchie entre nous et notre chat. Le chat dépend de nous pour la nourriture, et pour lui celle-ci n’a pas la même signification que pour le chien.
Le chat vit avec nous, mais les ressources ne sont pas rares, et il n’y a pas de conflits, ni de territoire, ni de nourriture. Le chat vit à côté de nous.

Une interprétation  de sa position vis à vis de nous
L’homme caresse, donne à manger, protège, et met ainsi le chat en position de chaton. Le chaton est dépendant de la mère, ce qui est le cas lorsque le chat est en notre présence. Mais,…. Le chat a en même temps un comportement adulte, de chasse, d’indépendance, de territoire,…Le chat, dehors, se suffit à lui même. Il a un comportement d’adulte et de prédateur, et nous ne signifions plus rien pour lui à ce moment là. Il peut d’ailleurs même nous fuir à l’extérieur lorsque nous le croisons.

Le chat rapporte une proie au maître : Le chat se comporte comme un adulte sui apporte à sa famille la nourriture. Ce comportement inné est inconscient,  et probablement lié au fait que le chat rapporte la nourriture dans un lieu protégé (son nid ( ?)).
Certaines publications considèrent que le chat se comporte comme un chaton, rapport à la mère, certaines disent que le chat se comporte comme la mère, rapport de la nourriture, aux chatons.
Aucune de ces versions n’est satisfaisantes, en particulier si on considère que le chat se comporte comme un chaton à la maison.
Nous, humains ne supportons pas ce comportement qui associe ce geste à l’acte de tuer. Notre dégoût n’est pas compris par le chat qui a un comportement naturel pour lui.

Le chat quémande de la nourriture : il miaule sans interruption jusqu’à ce qu’il obtienne satisfaction. Ce n’est pas de la dominance par comparaison avec le chien, mais plutôt de l’instrumentalisation du maître. Il n’y a pas de problème de ressource, le chat n’a pas à prouver sa supériorité pour obtenir la nourriture en chassant le maître.

La jalousie
Dès que je m’occupe d’un chat, l’autre vient prendre la place.
Je lui donne à manger l’autre arrive et mange dans sa gamelle.
Les caractères sont différents. Un chat peut être plus « dominant que l’autre. Cela peut expliquer que le territoire de l’un soit plus grand que celui de l’autre, que le dominant s’approprier les endroit plus stratégiques comme la cuisine ou le lieu d’alimentation, le contact avec le maître,…. L’autre chat est alors relégué dans les territoires périphériques.

L’observation
A nous d’observer comment fonctionnent les chats entre eux pour identifier qui s’est octroyé que endroit, quelle relation.
Cet exercice est intéressant : passer deux semaines à regarder fonctionner
Il faut remarquer aussi que la dominance ne s’applique pas sur tous les plans et qu’elle peut fluctuer entre l’accès à la nourriture, aux lieux, et aux contacts. L’observation du fonctionnement des chats permet de ne pas se tromper.
En effet, privilégier le chat dominé en chassant le dominant peut entraîner une incompréhension qui peut aller du stress jusqu’à l’agressivité.

Le comportement social du chat
Le chat n’a pas besoin de vivre en groupe. Si nous le comparons au chat sauvage, au chat haret, nous constatons qu’il se suffit à lui-même. En effet, il se délimite un territoire personnel et chasse seul. Dans la mesure où il chasse des petites proies, souris, petits rongeurs, il n’a pas besoin de s’organiser en groupe les lionnes qui sont les seuls félins à vivre en groupe.

Pourtant, le chat sait vivre en groupe
On trouve des groupes de chats dans les campagnes ou dans les villes, en particulier lorsqu’il y a un point de nourriture. La vie en communauté a plutôt l’air sereine, et peu de conflits sont constatés dans ces cohabitations.
En terme d’organisation, elle a plutôt l’air horizontale, c’est à dire que chacun délimite ses territoires pour se garantir une vie calme Ceci est dû au fait que le chat n’aime pas les conflits.
Lorsqu’il y a conflit, les chat sont plutôt sur le mode de l’observation et de la fuite pour le perdant plutôt que l’agression directe. On a tous pu le constater lorsqu’on a vu 2 chats qui se rencontrent sur le même territoire.

Comme cela a déjà été précisé ci-dessus, la hiérarchie s’exprime lorsque il y a conflit de ressources, par exemple, 2 mâles veulent s’octroyer les femelles pendant la période de reproduction. Ce n’est pas la même organisation que l’on peut trouver chez le chien.
Il faut noter que dans un groupe de chat, les chats castrés « eunuques », sont toujours en bas de la hiérarchies par rapport aux mâles et aux femelles. Les mêmes ont des territoires plus grands que les femelles.
A titre d’exemple, des groupes de femelles peuvent se former souvent. Elles peuvent ainsi partager les ressources alimentaires, et l’éducation des jeunes. Certaines femelles vont chasser et distribuent de la nourriture à des chatons qui ne sont pas les leurs.
Elles peuvent prendre le relais pour l’éducation des chatons. C’est une vraie organisation basée sur le partage des ressources , mais aussi sur les activités. Je dirais que les chattes se trouvent avec leurs petits dans une situation de cohabitation forcée par les chatons, et que probablement, l’acceptation d’autres chattes dans le territoire est plus facile. Ce n’est qu’un hypothèse personnelle.

Des groupes de chats mâles peuvent aussi se former. Les groupes de chats dans les rues de New York qui fouillent dans les poubelles, à quoi cela fait-il penser ? Ces chats vivent en bonne tolérance, sans problèmes de hiérarchie visible. Dans ces cas, ils ont toujours tendance à garder une certaine autonomie et parfois distance les uns des autres.

Nous pouvons tout de même dire que le chat est social, quand cela l’arrange ( ?) mais qu’il reste indépendant pour sa vie habituelle (chasse, nourriture, balade, choix de son leu de couchage,…)

Et avec moi, mon chat m’aime
Le chat vit avec nous et s’en accommode plutôt bien. Il est social, et nous l’avons sélectionné pour cela, même si nous avons  exploité sa volonté de venir dans nos habitations. Il communique avec nous, il vient nous voir, se met sur nos genoux, parfois ne supporte pas d’être seul….
Le chat aime la compagnie des humains, comme d’autres chats, ou d’autres espèces (chiens, cheval, lapin ou autre).
La relation est un équilibre entre les différents êtres vivant qui partagent le même espace, et qui trouvent un intérêt d’échanger. C’est valable entre le chat et les humains, entre le chat et le chien, avec qui il s’entend souvent bien.
L’être humain est social aussi, et recherche la compagnie des chats. Lorsque nous vivons avec un chat, il vient se mettre sur nos genoux. L’interprétation éthologique est que le chat aime le confort et la chaleur, mais il vient aussi nous voir. Il nous parle lorsqu’il veut sortir et manger et nous lui répondons. L’interaction des deux et l’apprentissage réciproque est bien du ressort de la socialisation.

La période de sociabilisation
Elle arrive très tôt chez le chaton à partir de 3 semaines et jusqu’à 12 semaines environ. Pendant cette période le chaton va intégrer les autres espèces qui vivent autour de lui, dont l’homme, mais aussi d’autres espèces. Au delà de cette période, l’acquisition d’autres espèces se fera plus difficilement, mais il est tout de même possible de faire vivre un chat qui n’a pas connu de chien pendant la période de socialisation avec un chien. L’adaptation sera plus longue, car il lui faudra tout découvrir sur cet être bizarre.

Je l’aime, mais il ne veut pas qu’on le touche
Lorsque nous prenons le chat dans nos bras et qu’il l’accepte, c’est parce qu’il sait que nous faisons partie de sa vie. Néanmoins, au bout d’un moment, il essayera de s’enfuir, ce qui montre une capacité limitée d’acceptation de notre « amour » pour lui.
La capacité du chat d’absorber nos effusions dépend de chacun. Certains chat peuvent être très tolérants, d’autres plus distants. C’est comme les humains. Certaines races sélectionnées sont plus tolérantes que d’autres, comme par exemple les siamois, qui sont très « collés » à l’homme. Nous avons parfois besoin de toucher le chat pour nous dé stresser, pour avoir un contact en cas de solitude,… Le chat a l’avantage d’avoir la capacité de s’enfuir lorsqu’il y a une pression trop grande sur lui et de se réfugier dans un coin tranquille. Si le lieu d’habitation est trop petit, et qu’il ne peut pas s’éloigner suffisamment, il pourra développer des pathologies ou avoir des comportements indésirables, jusqu’à l’agression.
Ces derniers dépendent de la nature du chat qui « explosera » d’un trop plein de stress.
A nous d’analyser la cause de la problématique rencontrée.

Ainsi, nous devons vivre avec le chat sur son territoire, et lui sur le notre, en partageant les ressources (qui ne sont pas les mêmes), et les lieux de repos (qui peuvent être différents).
De temps en temps, nous nous touchons, souvent c’est lui qui décide du début et surtout de la fin du contact. Il s’installe un peu ou il veut, mais nous aussi (il n’y a pas de raison).

Finalement qu’est ce qu’être social ?
C’est la capacité de vivre en groupe, et de communiquer. Le chat a cette capacité, et lorsqu’il revient chez nous, s’installe dans la pièce ou nous sommes, il manifeste ce trait. Mais il est aussi indépendant, et il nous le montre lorsqu’il s’enfuit alors que nous voulons le caresser, ou lorsqu’il sort




Le "Loup". Les apparentées avec le chien



La sortie du film de Nicolas Vanier "LOUP"est une occasion d’analyser les comportements du chien à la lumière de ceux de son cousin. Les experts considèrent que si le chien ne descend pas uniquement du loup, et que si d’autres seraient plus voisines du chacal, l’analyse des comportements montre que le chien est proche de son cousin, car c’est un carnivore et qu’il est social. L’analyse comparative entre le chien et le loup montre aussi que chien a subit plus d’évolutions physiques par la sélection de l’homme, que comportementales.


La meute – la famille
Le loup constitue une meute avec d’autres loups qui sont sa famille, avec la femelle, les louveteaux, puis les tantes, oncles,… L’organisation sociale est sans équivoque, le couple dominant protège sa meute, la surveille. La position sociale de chacun est sans équivoque et non discutable. Le chien agit de la même manière. Sa famille « humaine » est sa meute. S’il en a l’occasion, il la protégera, la surveillera, et sa position sociale doit lui être signifiée. Le chien étant un animal social, il vit sur la base de la relation. Si la position du chien dans la famille n’est pas compréhensible et non discutable, il peut y avoir des réactions de stress, de nervosité, voire d’agressivité du chien. Une organisation claire permet d’avoir des relations saines et stables.

La hiérarchie
Le loup a organisé sa meute sur la base d’une hiérarchie organisée. Les « parent » sont le couple dominant. Viennent ensuite des oncles et tantes, puis les chiots et les adultes qui ne sont plus capables de se reproduire et les plus soumis. Chacun a sa place, et la respecte. Des conflits peuvent se produire lorsqu’un jeune mâle cherche à prendre la place de chef de meute. Il y arrive ou est rejeté.
Le leader se met en hauteur pour surveiller la meute, mange les morceaux de choix et les autres le regardent en attendant leur tour. Le chef de meute marche devant, il montre le chemin, il passe donc en premier, en particulier lorsqu’il arrive dans son territoire. Enfin, c’est lui qui décide des relations, il va au devant des autres loups, autorise ou pas des relations entre des loups de sa meute. Tout cela est normal pour chaque membre du groupe.

Observons nos chiens

Comment celui-ci se comporte t’il lorsqu’il mange, où décide t’il de se reposer, qui entre en premier dans la maison, qui vient dire bonjour ? Ces comportements observés ont la même signification que pour le loup, et dépendant de sa position dans la hiérarchie. Celle-ci est obtenue au sein de la famille, quelle place laisse t’on à notre chien, tout en haut au milieu ou tout en bas ? En bas les autres décident pour lui, et il obéit. En haut il impose ses choix, besoins à ceux qui sont en dessous. Pour nous humains se faire imposer des lois de chien peut être vite invivable.

L’éducation des petits
La louve assure l’alimentation lactée des petits jusqu’au sevrage. Ils commencent à sortir du nid lorsqu’ils sont suffisamment autonomes pour se déplacer. Lorsqu’ils sortent du nid, ils entrent en relation avec la meute, les adultes. Le mâle va jouer avec eux, et les tantes vont prendre le relais de la mère de temps en temps pour s’occuper des louveteaux. Au contact de la mère, ils apprennent le respect de la hiérarchie, l’inhibition de la morsure, la patience pour attendre son tour, la propreté, puis la chasse en copiant l’adulte. Il apprend enfin avec les adultes à rencontrer d’autres animaux, espèces, autres loups, sans en être effrayé.
On retrouve tous ces points chez le chiot, qui sait être propre sur le lieu de vie, attendre son tour pour manger, suivre l’adulte, le copier pour apprendre. Il est très important que l’éleveur respecte le temps d’apprentissage par la mère et par la meute pour que le chiot soit autonome et sociabilisé. Bien que nous ne soyons pas des loups, nous devons aussi prendre en compte ces apprentissages pour les perpétuer.

 

Ainsi, nous constatons que le chien par ses comportements est très proche du loup, par son organisation sociale, l’éducation de sa progéniture, sa relation avec la meute. L’analyse du comportement de notre chien en dit long sur notre relation avec lui.
Le comportementaliste animalier apporte un éclairage sur cette relation et aide les maîtres à repositionner le chien au niveau qui est le sien et à assainir une relation que est parfois dégradée.
Il permet aussi à chacun d’aller plus loin dans la compréhension de ces comportements, et ainsi de faire de la prévention.

 

 

 

 

L’enfant et le chien

 

 

Avoir un chien à la maison, en particulier si on a des enfants fait souvent poser un certain nombre de questions.
L’arrivée d’un chien à la maison est toujours une fête pour les enfants, en particulier si c’est un chiot, mais ce n’est pas un jouet et il faut le respecter. Tout d’abord, il faut leur apprendre  ce qu’est un chien, comment il réagit, qu’il a des crocs, et qu’il peut s’en servir. Ils doivent savoir le respecter et ne pas faire n’importe quoi avec lui. Le chien, lui, sera prêt à jouer toute la journée avec eux, commencez par surveiller les jeux et la manière dont vos enfants se comportent.

Le chien, dès son entrée dans la maison, va essayer de se positionner dans la hiérarchie, comme dans la meute. Tiens, d’ailleurs la famille n’est-elle pas une meute ?
Le chiot, lorsqu’il va grandir, va revendiquer de plus en plus sa place en haut de la hiérarchie, et dans un premier temps, il voudra être supérieur aux enfants, ce qui est le plus facile à obtenir. Il faut être vigilant sur ce point, car le chien doit toujours être positionné tout en bas de la hiérarchie, vous enfants devant être au dessus de lui. Montrez lui que vos enfants sont à vous et non pas à lui.
Ne l’habituez pas à répondre à toutes ses sollicitations, car vous ne vous en sortirez plus et le chien essayera d’obtenir ce qu’il demande : contact, caresse. Plus il prendra l’initiative, plus il en demandera. Apprenez à vos enfants de l’appeler pour jouer ou le caresser.
Le chien a un endroit pour dormir, comme vous avez le votre, ainsi que vos enfants. Faites respecter cette place par vos enfants, on ne sait jamais comment le chien peut comprendre une prise de territoire.
Les humains mangent à table, le chien dans sa gamelle. Les enfants n’ont pas à partager leur repas, le chien ne raisonne pas comme nous. Il mange pour vivre et le partage n’a pas de signification pour lui.  De même ne récompensez pas le chien avec de la nourriture, il n’en a pas besoin. Dans le monde des chiens, il n’y a pas de récompense, ce  fonctionnement est humain, cela aide pour l’éducation. Une caresse suffit largement.
Les enfants, quant-à eux, doivent respecter certaines règles : Ils ne doivent pas jouer avec le chien sans surveillance d’un adulte, ils ne doivent pas lui prendre ses jouets  en sa présence, se mettre dans son panier, s’approcher de la gamelle lorsqu’il mange,…. C’est l’adulte qui autorise l’enfant à s’approcher du chien.
Pour prendre contact, l’enfant appellera le chien et non ira vers lui, pour bien lui signifier qu’il maitrise la relation.  Lorsque l’enfant grandit, le chien ne le verra plus de la même manière. Il  va le considérer comme un jeune autonome, un ado (qui est repoussé de la meute) puis un adulte. Les relations peuvent alors changer, le chien pouvant alors avoir des réactions plus violentes, normales pour lui puisqu’entre chiens « ça ne rigole pas ».
Le chien n’est pas une nounou. Ne laissez pas le chien seul avec les enfants sous prétexte qu’ils sont occupés et protégés, de même avec les amis. On ne sait jamais ce qui peut se passer, et vous ne serez pas là pour intervenir.
Ces principes sont très importants, pour que la cohabitation soit un plaisir pour toute la famille. Soyez vigilant, et si vous avez un doute, faites appel à un comportementaliste qui saura vous conseiller.

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